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jeudi 19 juillet 2007

Un trullo, des trulli





C'est quoi au juste un trullo ?
Quand je raconte avoir passé mes vacances dans un trullo dans les Pouilles, il est rare que mon interlocuteur ne finisse pas par me poser la question.
Un trullo c'est une maison en blocs de calcaire ronds ou carrés à sa base. Sa spécificité réside dans le toit conique entièrement réalisé en pierres, laissées dans leur couleur d'origine, peintes en blanc, ou encore recouvertes d'un symbole mystérieux (certains sont censés chasser les esprits !). Le mot vient du grec "tholos" qui signifie coupole.
Certains trulli ne comptent qu'un toit pointu, d'autres trois, quatre… la construction intérieure elle, ne variant pas : des pierres superposées en rond sans charpente un peu comme les blocs de glace dans un igloo. A l'origine, le toit était monté sans mortier, mais depuis environ 1800, celui-ci scelle les pierres.

Dans la Vallée d'Itria, au sud de Bari, autour d'Alberobello, Ostuni, Francavilla… les trulli sont légion. Quand on se balade là-bas, on guette le premier avec excitation, on le prend en photo sous toutes les coutures (malgré les innombrables fils électriques qui strient le paysage), puis on se rend vite compte que le trullo est l'habitation de base. Ils existent - semble-t-il - depuis le XVème siècle. Et aujourd'hui sont utilisés soit pour entreposer du matériel, soit comme habitation principale ou secondaire. De nombreuses agences immobilières cherchant d'ailleurs à recruter leurs acheteurs dans les pays étrangers…

La ville d'Alberobello est la plus touristique de la région car une partie d'entre elle (le quartier appelé RIONE MONTI) ne compte que des trulli. Le cœur de la ville blanche est envahi d'échoppes vendant des reproductions de trulli pour tous les goûts (y compris mauvais !), sous forme d'assiettes, bouteilles, magnets etc. Mais, bien que très fréquentée, elle mérite le détour, voire un séjour de 24 heures pour ceux qui voudraient dormir dans un trullo. De nombreux propriétaires ont improvisé des B&B dans leur maison. Vous en trouverez pour environ 50 euros la nuit.
Pour apprécier vraiment la ville, il faut prendre le temps de la visiter sous plusieurs angles. Tout d'abord en la regardant d'en face, des hauteurs de la ville en parcourant les ruelles les plus éloignées et en montant sur une des terrasses à disposition du promeneur. Ne pas hésiter aussi à se promener dans le quartier d'AIA PICCOLA qui compte lui aussi quelques 400 trulli, à l'écart des ruelles touristiques.
A noter que depuis 1996, les trulli sont devenus patrimoine mondial de l'humanité.

Office du tourisme d'Alberobello : Piazza Ferdinando IV, 4. 70011 Alberobello.
Tél : 080 43 25 171
Site touristique sur la région des Pouilles : www.regione.puglia.it

jeudi 12 juillet 2007

Bienvenue, bienvenidos, welcome, benvenuti dans les Pouilles !


Bonjour !
Il pleut sur Paris, le froid règne, le soleil se fait désirer, les filles remettent des collants noirs et des bottes, les parapluies s'entrechoquent, et les terrasses sont embuées de goutelettes trop fidèlement grises…
C'est le moment de partir. De s'éloigner, de rêver, se souvenir.
Il y a quelques jours…
Il était il y a encore deux jours, l'Italie. Plus exactement, l'Italie du Sud, les Pouilles, ce nom affreux plein de petites bêtes, de rimes un peu moches, si trompeur par rapport à ce qu'il désigne.
Le sud de l'Italie, le talon de la botte, la pointe méridionale de l'Europe, un concentré de couleurs, une exagération permanente. Une débauche de sensations extrèmes. La terre d'un ocre rouge profond, les troncs torturés d'oliviers centenaires, les triporteurs remplis de pastèques orgiaques, les couples parés pour la passagiata comme pour un casting de téléréalité…
Les villes blanches truffent le paysage jaune et vert de dômes ensoleillés. Ostuni, Locorotondo, Cisternino, Ceglie Messapica, Oria… autant de citadelles qui ne manquent pas d'évoquer la Grèce et ses célèbres îles, voire l'Espagne. On y chemine dans des ruelles désertes, pour peu que midi appproche, on y découvre d'innombrables églises, d'un baroque surchargé ou d'une sobriété rafraîchissante, on y admire les plantations coquettement installées sur les balcons ou au pied des portes : bougainvillées, figuiers de barbarie, lantanas…
Chaque ville mérite plusieurs visites, une le matin à l'heure du petit noir en terrasse quand le soleil se laisse supporter à l'ombre d'un arbre généreux, puis à celle de la sieste pour le plaisir de s'y sentir seul, enfin le soir pour y goûter la vie, écouter les conversations des anciens, déguster un verre de primitivo avant le dîner.